Domaine IV
Offrir aux jeunes femmes soutien, confiance et outils pour révéler leur potentiel
Trois rendez-vous par an, et un fil rouge toute l'année.
Journée des droits des femmes en mars, journée de la femme africaine en juillet, marche rose en octobre. Et entre les deux, la lutte contre la précarité menstruelle.
Le fil rouge
Notre engagement
Beaucoup de jeunes femmes que nous croisons ne manquent ni d’idées ni de capacités. Ce qui leur manque, c’est un endroit où l’on prend leurs projets au sérieux, et quelqu’un qui leur dise que c’est possible.
Notre travail consiste moins à leur apprendre quelque chose qu’à retirer des obstacles : un manque d’information, une absence de modèle, un budget qui bloque, une gêne dont on n’ose pas parler. Chacun de ces obstacles pris isolément semble mineur. Additionnés, ils décident d’une trajectoire.
C’est pourquoi nos actions mêlent délibérément des registres qu’on sépare d’habitude : la santé, la culture, l’écologie et la prise de parole. Une journée où l’on parle de dépistage, où l’on fabrique sa tenue et où l’on marche ensemble fait plus qu’une conférence sur l’estime de soi.
Mars
La journée internationale des droits des femmes
Le 8 mars est souvent réduit à une journée de communication. Nous préférons en faire une journée de travail : des ateliers, des échanges, et des intervenantes qui racontent des parcours réels plutôt que des trajectoires exemplaires.
Elle est ouverte aux jeunes filles comme aux adultes qui les accompagnent — mères, grandes sœurs, enseignantes. Faire se rencontrer ces générations dans la même salle produit des conversations qui n’auraient pas eu lieu ailleurs.
Des droits concrets
Ce que dit la loi, à qui s’adresser, ce qui relève de l’urgence. De l’information utilisable, pas des principes généraux.
La parole en public
Un exercice simple et redoutable : se présenter, défendre une idée, répondre à une objection sans se justifier.
Des parcours racontés
Des femmes du quartier ou de la diaspora viennent raconter leur trajectoire, y compris ce qui n’a pas marché.
Juillet
La journée de la femme africaine
Cette journée est moins connue en France que le 8 mars, et c’est précisément ce qui la rend utile. Elle rappelle que l’histoire des combats féminins ne s’est pas écrite qu’en Europe, et qu’elle a ses propres figures, ses propres dates et ses propres victoires.
Pour les jeunes filles de la diaspora, voir cette histoire reconnue et racontée publiquement change quelque chose. Pour les autres, c’est une découverte.
La journée mêle ateliers culturels, musique et prises de parole, dans la continuité de ce que nous faisons le reste de l’année.
Elle est aussi l’occasion d’aborder des sujets qui traversent les deux rives : l’accès à l’éducation des filles, le poids des attentes familiales, la place des femmes dans les métiers techniques. Ces conversations sont plus faciles quand elles partent d’une histoire commune plutôt que d’un constat général.
Octobre
La marche rose
C’est notre rendez-vous le plus visible, et celui qui résume le mieux notre façon de travailler. Nous marchons pour Octobre Rose, en tenues roses que les participantes ont fabriquées elles-mêmes en atelier d’upcycling.
Fabriquer sa tenue n’est pas un détail d’organisation. Une marche où l’on porte un t-shirt distribué à l’arrivée n’engage à rien ; une marche où l’on porte quelque chose qu’on a passé une après-midi à coudre engage tout autrement. Et la question du cancer du sein, du dépistage et de ce qu’il faut surveiller se discute bien plus facilement pendant l’atelier que pendant un exposé.
Nous y distribuons des protections hygiéniques écologiques. La précarité menstruelle touche des jeunes filles qui manquent des jours de cours faute de protections, et c’est un sujet dont on ne parle presque jamais dans les associations parisiennes. Le faire au milieu d’une marche, entourée de monde, lève une partie de la gêne.
Toute l’année
La précarité menstruelle, sujet de fond
Ce n’est pas un thème que nous sortons une fois par an au moment de la marche. Des protections sont disponibles lors de nos activités, discrètement, sans qu’il faille les demander à quelqu’un.
Nous avons fait le choix de protections écologiques et réutilisables, pour deux raisons. La première est cohérente avec le reste de nos actions : éviter des déchets évitables. La seconde est économique : une protection réutilisable coûte plus cher une fois et beaucoup moins sur l’année, ce qui est précisément le calcul qu’une famille en difficulté ne peut pas faire seule.
Nous accompagnons la distribution d’une information pratique sur l’usage et l’entretien. Donner un objet sans expliquer comment s’en servir revient souvent à ne rien donner du tout.
Rejoindre le programme
Que vous vouliez participer, accompagner une jeune fille, ou donner un coup de main sur un atelier.
