Domaine III
La solidarité entre générations, au cœur de Jolie Sirène
Aider, et pouvoir être aidé. Les deux comptent.
Une bourse de rentrée en septembre, un Noël solidaire en décembre, des visites toute l’année. Et deux portes d’entrée : celle de ceux qui donnent, celle de ceux qui reçoivent.
Septembre
La bourse d'aide à la rentrée scolaire
La rentrée est un mur pour beaucoup de familles. La liste de fournitures arrive en juillet, elle est longue, et elle tombe au pire moment de l’année pour un budget déjà tendu. Multipliée par deux ou trois enfants, elle devient un problème qu’on ne raconte pas facilement.
Notre bourse d’aide fonctionne en deux temps. D’abord la collecte : nous récupérons des fournitures neuves ou en bon état, données par des particuliers, des écoles ou des entreprises. Ensuite la distribution : les fournitures sont triées, réparties en kits par niveau scolaire, et remises aux familles.
Nous composons les kits avec du matériel qui dure : crayons en bois, gourdes réutilisables, cahiers de bonne qualité. C’est un peu plus cher à l’achat et nettement moins cher sur trois ans, ce qui est exactement le raisonnement qu’on ne peut pas se permettre quand on est serré.
La distribution se fait sans mise en scène. Pas de photo des familles, pas de file d’attente sur le trottoir, pas de questionnaire sur les revenus. Recevoir une aide ne devrait jamais coûter sa dignité.
Cette action est aussi celle qui mobilise le plus de bénévoles. Trier plusieurs centaines de fournitures, les répartir par niveau et préparer les kits demande des bras sur plusieurs jours, en amont de la distribution.
Décembre
Le Noël solidaire et écologique
En décembre, nous préparons des colis et nous allons voir des personnes âgées isolées. Ce sont deux gestes différents, et le second est celui qu’on oublie le plus souvent.
L’isolement des personnes âgées ne se règle pas avec un colis. Il se règle avec du temps passé assis en face de quelqu’un. Nos visites durent, il y a de la musique, parfois des chants, et les jeunes qui nous accompagnent y découvrent presque toujours quelque chose qu’ils n’attendaient pas.
C’est aussi la raison pour laquelle nous parlons de solidarité entre générations plutôt que d’aide aux personnes âgées. Une visite où l’on écoute quelqu’un raconter sa vie n’est pas une aide à sens unique : c’est un échange, et ce sont souvent les jeunes qui en repartent le plus changés.
Des colis sans emballage jetable
Contenants réutilisables, pas de suremballage, rien qui finisse à la poubelle le soir même
Des visites et des animations
Musique, chants et discussions. Ce sont les jeunes bénévoles qui accompagnent, et l’échange va dans les deux sens.
Un don de cannes
Une aide très concrète, souvent hors budget pour les personnes concernées.
Notre logique
Pourquoi lier solidarité et écologie
On nous demande parfois pourquoi une association qui distribue des fournitures se préoccupe d’emballages. La réponse est que ce sont les mêmes personnes qui subissent les deux problèmes.
Les logements les moins bien isolés, les quartiers les plus exposés à la pollution, les produits les moins durables parce que les moins chers à l’achat : la précarité et l’environnement se rejoignent constamment. Séparer les deux sujets revient à traiter la moitié du problème.
Concrètement, cela nous coûte du temps. Trouver des contenants réutilisables demande plus d’organisation qu’acheter des sacs. Nous le faisons parce qu’une aide qui produit trois sacs de déchets envoie un message contradictoire à des jeunes à qui nous parlons d’écologie le reste de l’année.
Les kits éco-responsables et le guide « Consommer éco à l’école » sortent de la même logique.
Une partie de nos actions d’entraide se mène aussi là-bas, avec des partenaires sur place.
Le reste de l’année
Entre les deux temps forts
Septembre et décembre sont nos deux pics, mais l’entraide ne s’arrête pas entre les deux. Des visites continuent, des demandes arrivent, et des dons de matériel nous parviennent toute l’année.
Une association qui ne serait présente que deux fois par an ne serait pas crédible auprès des familles qu’elle accompagne. Une difficulté ne choisit pas son calendrier : elle tombe en février comme en septembre.
C’est aussi pour cela que nous préférons annoncer peu et tenir, plutôt que promettre large. Nous disons ce que nous savons faire, et nous orientons vers d’autres structures quand une demande dépasse ce que nous pouvons assurer.
Deux façons d’entrer
Donner ou recevoir de l'aide
Ces deux portes ont exactement le même statut. Personne n’est du bon ou du mauvais côté : beaucoup de nos bénévoles ont d’abord été aidés.
Donner des fournitures, du temps pendant la collecte, ou accompagner une visite en décembre. La collecte de septembre est le moment où nous avons besoin du plus de monde.
Écrivez-nous en choisissant le motif « Demander de l’aide ». Votre message reste confidentiel, et vous n’avez pas à justifier votre situation dans un formulaire. Nous répondons à tout le monde.
Soutenir nos actions solidaires
Les collectes reposent sur les dons de matériel ; le reste sur les dons financiers et sur le temps des bénévoles.
